Galerie d'Art de l'Impressioniste 'Yayoi Kusama'

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YayoiKusama

Yayoi Kusama (草間 彌生, Kusama Yayoi?, parfois écrit 草間 弥生) est une artiste contemporaine japonaise, avant-gardiste, peintre, sculptrice et écrivain.
Kusama est née le 22 mars 1929 à Matsumoto, dans la préfecture de Nagano. Elle est la benjamine d’une fratrie de quatre enfants d’une famille aisée dont la fortune est issue de la gestion de pépinières et de la vente de graines. Elle fait son éducation à l’école élémentaire Kamata et au collège de fille de sa ville natale.
Le 7 décembre 1941, l’attaque de Pearl Harbor par les Japonais marque leur entrée dans la guerre du pacifique et Yayoi Kusama, ainsi que d’autres enfants de son âge, est mobilisée pour l’effort de guerre. Celle-ci se voit alors forcée de confectionner des parachutes et des uniformes militaires à l’usine Kureha Textile. Cependant, malgré les conditions pénibles dans lesquelles elle travaille, Kusama continue de dessiner comme elle l’a toujours fait depuis son enfance. En effet, Kusama avait très tôt manifesté un intérêt pour l’art et elle peignait et dessinait déjà depuis l’âge de dix ans. L’artiste avait pris pour habitude d’emmener du matériel sur les champs que tenaient sa famille et passait des heures à dessiner les fleurs qui s’y trouvaient.
Mais la petite Yayoi Kusama dessine aussi pour s’échapper des hallucinations dont elle est victime. Effectivement, lors d’un diner de famille, la jeune fille fait pour la première fois l’expérience d’une vision qui changera sa vie et qui influencera grandement son œuvre.« Tout a commencé par les hallucinations » affirme Kusama, dont les premiers souvenirs de celles-ci remontent à ses dix ans . « Un jour, après avoir vu, sur la table, la nappe au motif de fleurettes rouges, j'ai porté mon regard vers le plafond. Là, partout, sur la surface de la vitre comme sur celle de la poutre, s'étendaient les formes des fleurettes rouges. Toute la pièce, tout mon corps, tout l'univers en étaient pleins » . Ces taches, ces pois,nourriront son concept de « self obliteration »  et seront dès lors omniprésents dans ses œuvres.
Yayoi Kusama expose déjà ses œuvres à l’âge de 16 ans en gagnant le concours de l’Exposition des Arts Régionaux du Zen-Shinshû en 1945 et 1946. L’artiste poursuit ensuite ses études à Kyôto à l’École secondaire supérieure Hiyoshigaoka et y étudie la peinture japonaise traditionnelle (Nihonga) et moderne. Ses parents, Kamon et Shigeru Kusama, s’étaient opposés à cette décision, et il était en effet très rare de voir une femme poursuivre une carrière artistique à cette époque. Sa mère en particulier fera tout pour l’empêcher de mener à bien ses projets. Mais il ne s’agit pas là du premier accroc dans cette relation mère-fille plus que conflictuelle. Dans son autobiographie, Kusama raconte le traitement que lui a fait subir sa mère, une femme au tempérament impétueux qui avait pour habitude de se venger de l’attitude volage de son mari sur la fillette. On comprend alors assez bien le besoin d’indépendance et de la force de caractère de la jeune artiste. Ses parents ont ainsi, par leur attitude, contribué à l’aspiration révolutionnaire de l’artiste.
« Au beau milieu d’une famille aussi toxique que celle-ci, la seule chose pour laquelle je vivais était mon art. Et comme je manquais de sens commun dans mon rapport aux gens et à la société, les conflits avec mon entourage se sont aggravés plus encore. La pression mentale et mon anxiété naturelle se faisaient de plus en plus présente à mesure que les critiques me visaient, et l’avenir commença à me paraitre sombre et répugnant » .
Kusama ayant grandi dans une société japonaise patriarcale, incomprise de ses proches, réprimandée par sa mère, qui ne comprenait pas le besoin de peindre de sa fille, elle a souvent exprimé dans son travail un message anti-machiste, égalitaire et provocateur.
Mais ses études artistiques se révèlent bien loin de l’idéal qu’elle s’était alors imaginé. Bientôt dégoûtée par l’immuable hiérarchie typiquement japonaise des rapports  de maître à disciple, se sentant étouffée par les méthodes et les règles de la peinture traditionnelle enseignées à l’école, elle commence à se tourner vers l’art occidental et décide d’améliorer sa technique et d’élargir le spectre de ses capacités en autodidacte.
En mars 1952, Yayoi Kusama organise sa première exposition personnelle à Matsumoto. Couronnée de succès, l’artiste aura l’occasion quelques mois plus tard de produire plusieurs autres expositions personnelles à Tokyo ainsi que dans d’autres grandes villes du Japon. Chacune de ces expositions contenant un nombre d’œuvres considérable (plus de 250). Mais malgré cette notoriété prometteuse, Yayoi Kusama s’était depuis bien longtemps décidée à quitter le Japon et, après avoir hésité à partir pour Paris, elle fait finalement le choix des États-Unis, un pays qui à l’époque déjà était au centre de l’avant-garde artistique.
En 1957, grâce au généreux soutien de Georgia O'Keeffe, une artiste américaine reconnue à qui elle avait un jour naïvement écrit une lettre, et après avoir trouvé un sponsor américain, Kusama met enfin le pied à Seattle. Cependant c’est à New York que la jeune femme veut s’installer, et celle-ci réalisera son rêve dès l’année suivante, en 1958. Sa vie à New York ne fut pas de tout repos, et comme elle en témoigne dans son autobiographie, elle a longtemps souffert de ses maigres économies qui ne lui permettaient pas de manger ni de se loger décemment tout en s’achetant le matériel artistique dont elle avait besoin.

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